santé

Les solutions naturelles contre les fibromes

Les fibromes : état des lieux

Les fibromes utérins, appelés aussi myomes, sont des tumeurs bénignes de l’utérus. Ils peuvent être sur la paroi extérieure de l’utérus (sous-séreux), dans le muscle utérin (intramural ou interstitiel) ou encore dans la paroi interne de l’utérus (sous-muqueux ou intracavitaire). Bien que bénins, ils ne sont pas à minimiser pour autant. Pour certaines ils sont sans effet et pour d’autres ils peuvent être responsables de règles abondantes, douloureuses et longues mais aussi de spottings, de douleur dans le bas ventre, dans le bas du dos ou encore pendant les rapports, de constipation, de fausses couches etc. Et tout ça n’a rien d’anodin, bien entendu. Les problèmes liés aux fibromes, lorsqu’il y en a, sont bien réels et nécessitent une véritable prise en charge. Autrement, en l’absence de tout traitement, ils peuvent continuer à grossir et les symptômes s’aggravent. Quelles solutions naturelles peut on mettre en place en cas de fibrome ?

fibromes utérins

Pourquoi a-t-on des fibromes ?

Il existe plusieurs facteurs de risque.  L’hérédité en fait partie. Si la mère, la sœur, la tante ou la grand-mère en a un, le risque d’en développer est un peu plus élevé. Mais les fibromes sont surtout liés à un déséquilibre hormonal : l’hyperoestrogénie. Autrement dit, ils se développent soit parce qu’on :

  •  sécrète trop d’œstrogènes
  • n’arrive pas à éliminer correctement les œstrogènes
  • est exposé à des xénoestrogènes
  • ne sécrète pas suffisamment de progestérone

Et elle peut aussi venir de tout ça à la fois…

Quel est le rapport entre un fibrome et l’excès d’œstrogènes ?

Les œstrogènes favorisent la croissance cellulaire. C’est eux par exemple qui permettent la croissance et le développement de l’endomètre, le tapis de sang qui recouvre l’intérieur de l’utérus. Mais lorsqu’on en a trop, ils finissent par impacter d’autres tissus dans l’organisme, ce qui peut aboutir par exemple à des fibromes

Ainsi, les fibromes sont plus fréquents chez les personnes en surpoids, car le tissu graisseux produit des œstrogènes. De même, le risque est plus important lorsqu’on a eu ses premières règles de façon précoce (avant 12 ans). En effet, cela fait partie des signes d’une hyperoestrogénie. Lorsque l’activité hormonale se met en route trop tôt, cela est souvent synonyme d’une exposition à des perturbateurs endocriniens et/ou parfois aussi au surpoids.  

Les personnes avec un niveau d’inflammation élevé peuvent également se retrouver dans une situation d’hyperoestrogénie. De fait, l’inflammation à tendance à repousser l’ovulation et donc prolonge la période pré-ovulatoire où l’on sécrète les œstrogènes. Ces derniers sont donc présents plus longtemps et peuvent finir par s’accumuler si le corps à de la difficulté à les éliminer correctement.  Il y a d’autres situations qui peuvent prolonger la période pré-ovulatoire et avoir un effet potentiel sur la survenue d’un fibrome : une hypothyroïdie, une insulino-résistance et éventuellement un sopk.

Les femmes noires sont également beaucoup plus à risque de développer des fibromes car ils touchent 50% d’entre elles, contre 20 à 30 % chez les autres. Mais ce n’est pas tout, ils arrivent plus tôt (autour de 30 ans), sont souvent plus gros et/ou multiples ainsi que plus souvent récidivants. On ne connaît pas encore précisément les raisons de cette augmentation de risque, elles sont très certainement multiples. Toutefois, les femmes noires sont davantage exposées aux perturbateurs endocriniens avec l’utilisation de produits défrisants. Ces produits capillaires peuvent créer des brûlures sur le cuir chevelu, laissant alors plus facilement les produits chimiques pénétrer l’organisme. Or ces produits défrisants contiennent de nombreux perturbateurs endocriniens. Une étude publiée en 2012 a pu mettre en évidence une corrélation directe entre l’utilisation de ces produits et l’apparition des fibromes.   

Quel est le rapport entre un fibrome et le manque de progestérone ?

La progestérone contrebalance en quelque sorte les effets des œstrogènes. S’ils ne sont pas suffisamment « calmés » par la progestérone, ils finissent par s’imposer de plus en plus dans l’organisme. D’ailleurs, la grossesse diminue les risques de développer un fibrome, notamment car le corps produit d’énorme quantité de progestérone pendant cette période.

Quelles sont les solutions naturelles contre les fibromes ?

Pour soulager les symptômes, on va donc chercher à réduire l’hyperoestrogénie et l’inflammation (et parfois d’autres pistes comme l’insulino-résistance, les troubles de thyroïde etc. si cela est pertinent). 

Il faut veiller à limiter le plus possible son exposition aux potentiels perturbateurs endocriniens : vérifier vos cosmétiques et produits ménagers, laver 3 fois vos vêtements neufs avant de les porter, éviter les contenant en plastique pour vos boissons et nourritures etc.  

Au niveau alimentaire on peut par exemple éviter les excès d’aliments pro inflammatoires (produits laitiers, viande, sucre, café…). A l’inverse, pour à la fois diminuer l’inflammation, améliorer le transite et limiter l’hyperoestrogénie, favoriser les légumes et aliments riches en fibres, ainsi que les aliments riches en oméga 3 (anchois, sardine, maquereau…). Certains aliments comme le soja, riche en phyto-œstrogènes, doivent être consommés avec modération. 

On peut aussi faire appel à la micronutrition et aux plantes hormonales et anti-inflammatoires. Le diindolylméthane dont j’ai déjà parlé dans mon article sur les règles abondantes, facilite la détoxification des œstrogènes. C’est aussi le cas avec le Calcium D Regulate et l’iode.  Attention pour ce dernier, de ne pas être en hyperthyroïdie. Pour le côté inflammatoire, il existe de nombreuses plantes avec cette vertu, parmi les plus connues : la cassis, le curcuma, la reine des prés…

Au-delà de ça, il existe des techniques pour améliorer la circulation du petit bassin : les bains dérivatifs, des exercices de yoga, éventuellement des plantes de la circulation. Ce qui peut avoir un impact positif sur la constipation et les douleurs.

Est-ce que la naturopathie peut faire disparaître un fibrome ?

Pour le dire simplement, non, la naturopathie ne fera pas disparaître les fibromes. Elle ne remplace pas les traitements et solutions de la médecine allopathique mais est davantage complémentaire à celle-ci. Il reste toutefois intéressant de consulter un naturopathe car on peut limiter la croissance du fibrome à travers l’hygiène de vie et dans le meilleur des cas, le réduire.

2 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *