Règles

Quelles solutions naturelles pour les règles abondantes ?

Les règles abondantes correspondent aux femmes qui perdent au moins 80ml de sang pendant leur menstruation. Comme il est assez difficile de mesurer la quantité de sang éliminée durant les règles, voici comment l’estimer. Si vous utilisez au moins 16 serviettes ou tampons classiques, à leur pleine capacité, c’est que vous avez effectivement des règles abondantes. Le terme médical est ménorragie. Ce mot décrit à la fois le flux important mais aussi la durée des saignements anormalement longs.  Le problème principal des ménorragies, outre l’impact sur la qualité de vie, est l’éventuelle carence en fer qui y fait suite.



Les causes

Dans 10% des cas, elles sont dues à un fibrome. Appelé aussi myome, il s’agit d’une tumeur bénigne de l’utérus. On retrouve cette cause aussi chez 40% des femmes qui ont été diagnostiquées avec une ménorragie sévère.

Il peut également s’agir d’une adénomyose, une forme d’endométriose qui se développe dans le muscle utérin et qui cause des saignements importants.

Les problèmes de coagulation, comme la maladie de Von Willerbrand, peuvent bien entendu créer des règles hémorragiques. Si la femme a un temps de coagulation plus long que la norme, cette piste doit être exploitée.

Il existe encore d’autres situations qui peuvent conduire à des règles abondantes comme : les polypes et les tumeurs malignes dans l’utérus ou le port d’un dispositif intra utérin (stérilet).

Néanmoins, la situation la plus fréquente est un déséquilibre hormonal. Généralement, ce déséquilibre est un excès d’œstrogène et/ou un manque de progestérone. Concrètement, cela signifie une phase folliculaire très longue (au-delà de 25 jours) et/ou une phase lutéale très courte (en dessous de 10 jours). Voir cet article si les termes « folliculaire » et « lutéale » ne signifient rien pour vous.Ce dérèglement hormonal peut prendre sa source dans différentes conditions. Une hypothyroïdie et le syndrome des ovaires polykystiques en font partis. Parfois, c’est l’organisme qui peine à éliminer correctement les œstrogènes. Par exemple, quand le foie fait défaut ou quand l’intestin est fragile. Parfois il s’agit plutôt d’une surproduction, comme chez les femmes en surpoids (le tissu graisseux produit des œstrogènes). Il peut s’agir également de cycles anovulatoires. Dans ce dernier cas, la progestérone n’est pas du tout sécrétée. L’endomètre devient alors friable, ce qui équivaut à des saignements utérins continus et abondants.

Certains médicaments peuvent aussi conduire à cette situation.



Les traitements conventionnels

Parmi les traitements conventionnels, on retrouve les traitements hormonaux (principalement les pilules), d’autres médicaments comme les AINS, l’acide tranexamique et le danazol. Parfois des interventions chirurgicales sont proposées : on enlève l’utérus, on détruit l’endomètre, on enlève le fibrome etc.



Les solutions naturelles

Bien sûr, tout dépendra de la cause. Pour toutes les « masses » indésirables de l’organisme comme les fibromes, les polypes ou les tumeurs malignes, la bromélaïne est assez prometteuse. Il s’agit d’un principe actif que l’on retrouve dans l’ananas et qui a des propriétés anticancers. Il est potentiellement capable de réduire la taille des tumeurs (maligne comme bénigne). Attention toutefois car il fluidifie le sang. Le dosage devra être bien contrôlé, surtout dans les cas de règles hémorragiques. En cas de tumeur maligne, ce traitement ne pourra être pris qu’entre les traitements de chimiothérapie (ou autres), afin de ne pas créer d’interférences possibles.  En effet, ce traitement naturel n’a jamais été encore analysé en association avec les traitements conventionnels des cancers.

Le curcuma, le cassis ainsi que, encore une fois, la bromélaïne peuvent réduire l’inflammation. Or l’inflammation chronique empêche l’ovulation et diminue les sécrétions de progestérone. Ces inflammations chroniques se retrouvent notamment dans le syndrome des ovaires polykystiques mais aussi avec l’adénomyose et l’obésité. Dans ce cas de figure, il faut aussi corriger certaines habitudes alimentaires. En effet, les aliments comme les produits laitiers ou le gluten ont tendance a encourager l’inflammation, tout comme la cigarette, l’alcool et le café.

Si le problème vient d’une difficulté à éliminer correctement les œstrogènes, il faudra veiller au fonctionnement optimal du foie et de l’intestin. Attention donc à la consommation d’alcool, à avoir suffisamment de fibres dans son alimentation et de limiter, dans la mesure du possible, les antibiotiques. Des cures de probiotiques peuvent être efficaces pour aider le bon travail de l’intestin. Le composé bioactif diindolylméthane, présent dans les légumes crucifères comme le brocoli ou les choux de Bruxelles permet aussi la conjugaison des œstrogènes, autrement dit de les transformer afin de les éliminer.

L’iode aide également à réduire les œstrogènes et sera pertinent dans les cas d’hypothyroïdie.  

L’utilisation de plantes progestatives est un autre moyen pour rééquilibrer la balance œstrogènes/progestérone. Le gattilier, très à la mode car beaucoup étudié, en fait partie. Cela reste, toutefois, une plante assez forte qui ne conviendra pas à toutes les femmes. Il existe d’autres plantes potentiellement progestatives mais non analysées cliniquement pour leur efficacité dans ce domaine comme par exemple l’alchémille.

Enfin, consommer peu de sucre est recommandé dans le cas des règles abondantes. En effet, moins de sucre signifie garder ses taux d’insuline bas, l’insuline étant l’hormone qui permet au sucre de rentrer dans les cellules. Or cette hormone agit aussi comme hormone de croissance. Par conséquent, si la femme sécrète régulièrement de l’insuline, son endomètre sera davantage développé, créant au moment des règles, plus de sang à éliminer.

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